Embrunman

Coucou les Lourdais,


Je trouve enfin un peu de temps pour vous raconter mon aller/retour à Embrun. Si ça peut donner des idées à certains... Je n’avais pas prévu de faire d’Ironman cette année. Après 3 années à enchainer les blessures je voulais faire une saison complète de courtes distances et Baudreix en fin de saison. Mais voilà finalement comme j’ai fait un super début de saison, je me suis inscrit au Half-Altriman. Et comme le Half-Altriman c’est bien passé, et que mon genou avait décidé de me laisser un peu tranquille, je me suis dit que c’était le bon moment pour envisager de refaire l’Embruman, chose que je m’étais promise en 2007 lors de ma première expérience sur cette épreuve. En discutant avec mon frère Jean-Christophe début Juillet, je lui dis que j’irais bien à Embrun mais que ça me faisait ch… d’y aller seul, et là JC qui me propose de m’accompagner, grand prince il me servira de chauffeur et de premier supporteur. Plus d’échappatoire, Embrun nous voilà, Marcel n'… La course est le samedi 15 Août, j’ai posé mon vendredi, je décolle jeudi soir après le boulot des Hautes-Pyrénéés, récupère JC sur la route, on fait une pose chez les parents en Aveyron jeudi soir et on roule vers les Alpes vendredi matin. Sur place on n’a pas trouvé les pizzas terribles, par contre on a trouvé les tartes de pays et tout roule pour la course du lendemain. Le vendredi après-midi il pleut des cordes. Ca fait de la peine de laisser le vélo toute la nuit sous la flotte, mais bon, pas le choix… Samedi matin, il fait beau, la forme est là, j’ai hâte d’en découdre. 6h00 départ. J’étais relativement zen avant le départ, mais je me suis vite rappelé que que ça brasse pas mal sur ce genre de course. Je suis tassé contre une ligne d’eau, je bois quelques tasses et j’ai le souffle coupé, mon départ natation est compliqué et ce n’est qu’au bout d’une dizaine de minutes et après un gros coup dans le pif que je commence à prendre mon rythme. Ma natation n’est pas terrible de même que ma transition et le début du vélo. En fait je commence à me sentir bien au bout de 50 km quand je me fais rattraper par Dominique Mollard et Thibeau Humber. Je m’aperçois que j’arrive à suivre leur rythme sans trop forcer et j’arrive en haut de l’Izoard avec eux, plutôt satisfait. J’en ai même profité pour admirer le paysage, par contre quelques gouttes viennent gâcher un peu la fête. Entre temps, j’ai doublé Jérôme Save qui n’était pas au mieux sur cette partie vélo. Frédéric Fernandès m’avait doublé au début du vélo. Il est toujours devant en haut de l’izoard. JC (mon frère) est montée en haut de l’Izoard en vélo pour m’encourager. Il a fait connaissance sur la route avec Romain Guillaume. Ils sont copain comme cochon !!! Je suis encore bien dans Pallon. Je double Frédéric à ce moment, et je me fait déposer par Emma Pooley qui s’envole vers la victoire. C’est bizarre, elle était devant à l’Izoard et je me rappelle pas l’avoir doublé…?!? Je cale un peu sur les 40 derniers kilomètres. Chalvet se passe et dans la dernière descente je fais une erreur de parcours. Le bénévole n’était pas super bien placé dans ce carrefour, mais bon il va passer une bonne partie de sa journée planté là, sous la flotte en plus, je ne peux pas lui en vouloir. Heureusement, des piétons qui passaient par là m’indiquent que je ne suis pas sur le parcours et m’aident pour faire demi-tour et repartir, car à cette endroit la pente étaient plutôt raide. Début de la CAP plutôt bien. Je fais un peu plus de 13km pendant la première heure. Puis petit à petit ça devient de plus en plus dur. Le contraire aurait été surprenant mais j’espérais quand même un peu mieux. Je doit faire une quinzaine de km à 10km/h, plus rien dans les pattes, j’attends que ça passe… c’est un peu long... Et au 35ème, ça reviens un peu. Je profite vraiment de derniers km. Quel bonheur de pouvoir faire des trucs pareils et surtout de passer la ligne! Je me suis même payé un sprint à la fin pour sauver ma place. Voilà, l’émotion et quelques coups de fil passés (ouah un zeugma digne de Desproges!), on vérifie que je ne serai pas sur le podium vétéran du lendemain (26ème au scratch et 4ème vétéran), donc on peut rentrer le soir même en Aveyron, des images plein la tête. Je fais 2mn de moins qu’en 2007 lors de mon premier ironman. J’espérais que l’expérience et le matériel me permettrait de gagner un peu plus de temps mais c’est pas mal quand même, d’autant que je ne pensais pas du tout être là 3 mois plus tôt. C’est vraiment une course extra, un parcours magnifique, très difficile mais c’est aussi ça qui fait que c’est beau, un public nombreux et bruyant tout le long de la course… Encore merci à JC car je n’y serais pas allé sans lui. Avec un réveil à 3h40 et 160km de vélo dans la journée, plus la route du retour (on a quand même partagé le volant), je crois qu’il était presque aussi fatigué que moi en rentrant au bercail. Un petit coups de gueule pour finir. Dans le règlement de l’Embrunman il était écrit qu’un contrôle anti-dopage était possible après l’arrivée de la course. Je trouve ça honteux pour la FFTri qui organise cette course, avec 25000€ de gain pour le vainqueur, qu’un contrôle anti-dopage ne soit pas systématique. D’ailleurs je ne crois pas qu’il y en ait eu un finalement. Sinon, l’organisation, les arbitres, les bénévoles étaient tous très biens.


Jérôme

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Commentaires : 3
  • #1

    Paul Razous (mercredi, 26 août 2015 20:48)

    Ouais, je me sens bien... pourquoi pas me faire un petit Embrun man ? Manière.
    Et bien bravo Jérôme, ça me fait bader, y a toujours du costaud à Lourdes Triathlon.

  • #2

    sassus (vendredi, 28 août 2015 11:56)

    Bravo pour cette performance, 2 mn gagnées c'est peut être pas beaucoup mais 8 ans plus tard ça change tout!

  • #3

    dede (mercredi, 02 septembre 2015 12:29)

    bravo tout simplement pour cette performance et pour ta saison, ca fait plaisir de te revoir en pleine possesion de tes capacités. Pour le mental necessaire a ce type d'epreuve on a jamais douté. un exemple pour nous tous